Injustice fiscale, injustice sociale

L’impôt saigne le malheureux, Nul devoir ne s’impose aux riches…

L’internationale

Venez débattre avec Alexis Spire
Sociologue, directeur de recherche au CNRS
Auteur du livre

Résistances à l’impôt, attachement à l’État
Enquête sur les contribuables français

Jeudi 4 avril à 20h00
Salle Brillat-Savarin à Chambéry le Haut
Accès derrière le Forum cinéma

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Agriculture industrialisée, alimentation dénaturée… environnement saccagé!

L’ultime épisode du procès de la ferme-usine des 1000 vaches s’est tenu ce 13 septembre à Amiens. Cinq militants et une militante de la Confédération paysanne poursuivis au civil pour leur action syndicale de démontage ont été condamnés à verser 120.000 € de «dédommagements» au propriétaire de la ferme-usine. Ils avaient pourtant été reconnus par la cour d’Appel comme participant à «une action collective de lanceurs d’alerte». Ces six militant.e.s avaient été pris au hasard parmi l’ensemble des acteurs présents le jour de l’action !

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Jean Ziegler à chambéry

Conférence-débat avec Jean Ziegler, samedi 29 septembre à 17h à la MJC

Aujourd’hui, un enfant de moins de 10 ans meurt toutes les 5 secondes de la faim. Alors que la planète avec 6 milliards d’habitants peut en nourrir 12 milliards dès maintenant. Ces enfants sont donc assassinés par choix, pour qu’une énorme richesse s’accumule chez quelques-uns.

Jean Ziegler nous rappelle des évidences, essayons de les entendre.

Dédicaces à la MJC de 19h à 20h du livre de Jean Ziegler, “Le capitalisme expliqué à ma petite fille (en espérant qu’elle en verra la fin)”.

Le film “L’Optimisme de la volonté”, de Nicolas Wadimoff, sera diffusé à 20H à l’Astrée suivi d’un débat avec Jean Ziegler et Nicolas Wadimoff.

Soirée organisée avec les Amis du Monde Diplomatique  et différents partenaires Chambériens.

Participation libre

Compte-rendu de la réunion du 1/03/18

Après avoir évoqué le contexte lourd dans lequel les agents de Chambéry  agissent et fait le bilan de la conférence Aguiton, nous avons pris les décisions suivantes :

  • s’associer à la demande  de comptes-rendus du mandat des élus progressistes à la Région ;
  • organiser une conférence sur le service public de la santé avec Caroline Fiat. L’élargissement sera proposé au collectif 3A ;
  • proposer aux organisations politiques la diffusion d’un texte commun de soutien aux salariés en lutte le 22 mars. L’un de nous en construit la trame que nous relirons et amenderons collectivement avant de soumettre le texte aux diverses organisations ;
  • organiser une réunion interne de réflexion sur la question de l’Europe. La date retenue est le 5 avril de 18h30 à 21h. Nous clôturerons cette soirée par un repas commun (resto, pizzeria a priori) ;
  • et programmer ultérieurement d’autres réunions de ce type sur d’autres sujets.

Oui, on peut gagner !

Macron et Philippe à l’offensive.

Quelques mois après les « ordonnances Macron » de destruction du code du travail (avec notamment le plafonnement des indemnités prud’homales ou la facilitation des licenciements économiques), le gouvernement vient d’annoncer une attaque majeure contre le statut des cheminots, le service public ferroviaire (fin des garanties collectives pour les nouveaux entrants, transformation de la SNCF en société anonyme), et contre la fonction publique (120 000 postes devraient être supprimés sur le quinquennat, multiplication des recrutements de droit privé). L’ensemble de ces attaques forme une cohérence redoutable : il s’agit de faire payer aux classes populaires le prix de la crise en étendant partout à la précarité, la misère, les bas salaires.

Qui sont les privilégiés ?

En choisissant de s’affronter aux cheminots et aux fonctionnaires, le gouvernement ne veut pas résoudre le problème de la dette de la SNCF ou de la dette publique. Ces dettes ne résultent pas du statut des cheminots ou des fonctionnaires. Elles ont pour cause une politique d’investissement hasardeuse dans le cas de la SNCF ou les milliards d’euros offerts sans contrepartie au patronat pour l’État. La SNCF comme l’État ont organisé leurs propres difficultés. L’objectif est de donner aux actionnaires et aux financiers l’occasion d’augmenter leurs profits indécents. En France, 21 familles possèdent autant que les 40% les plus pauvres. Ce sont eux les privilégiés : Arnault, Dassault, Bettencourt, Mulliez, Michelin, Niel… Pour eux, Macron multiplie les cadeaux : baisse d’impôts, suppressions de l’ISF, secret des affaires, droit à l’ « erreur… »

Ceux qui croient que les salariés de la SNCF sont des privilégiés  seraient bien inspirés de lire ce billet.

Une bataille décisive s’engage.

Macron et Philippe s’attaquent au cheminots et aux fonctionnaires car ils savent que c’est là que le « salariat organisé », syndiqué, subsiste le plus fortement. Ils veulent s’affronter aux vainqueurs de décembre 1995. Comme Thatcher avec les mineurs anglais, ou Reagan avec les contrôleurs aériens, ils veulent imposer au salariat, aux syndicats et à la gauche politique une défaite décisive pour ensuite pouvoir dérouler leur programme : fin du CDI, fin du SMIC, fin des conventions collectives, fin des libertés démocratiques en entreprise, fin de la durée légale du travail… Il faut donc absolument les stopper. Il y a là un enjeu de société, de civilisation.

Comme le disait le regretté Pierre Bourdieu en 1995 déjà :

« Cette noblesse d’État, qui prêche le dépérissement de l’État et le règne sans partage du marché et du consommateur, substitut commercial du citoyen, a fait main basse sur l’État ; elle a fait du bien public un bien privé, de la chose publique, de la République, sa chose. Ce qui est en jeu, aujourd’hui, c’est la reconquête de la démocratie contre la technocratie : il faut en finir avec la tyrannie des “experts” »

Tous ensemble, on peut gagner !

Mais la partie n’est pas gagnée pour le patronat et pour Macron-Philippe. Car des forces immenses sont disponibles. Des millions de citoyennes et de citoyens sont attachés au service public et ne veulent pas de la précarité pour tous. Des millions de personnes veulent vivre décemment de leur travail et ne veulent pas d’une société soumise entièrement aux actionnaires.

C’est pourquoi, avec et derrière les syndicats, Ensemble! 73 assure les manifestant-e-s et les grévistes de son plus entier soutien.

La bataille qui s’engage sera longue et difficile. Mais tous ensemble, nous pouvons mettre le peuple en mouvement contre la caste de privilégiés qui nous dirige.

TOUS ENSEMBLE, ON PEUT GAGNER.